Chronique rédigée par Christian Sivière  

À l’ère de la mondialisation, nous pourrions penser qu’exporter est très simple. Mais la réalité est différente : les façons de faire varient d’un pays à l’autre, les langues, les douanes, les différents systèmes judiciaires et les barrières non-tarifaires peuvent nous compliquer la vie. Heureusement, les Incoterms® offrent un avantage indéniable : la prévisibilité. Reconnus partout dans le monde, ils constituent un langage commun pour les entreprises qui travaillent à l’international. 

 

En fait, c’est quoi les Incoterms? 

Ce sont des règles internationales qui définissent les obligations respectives du vendeur et de l’acheteur lors d’une vente de marchandises. Elles établissent la répartition des coûts et des risques entre les parties et facilitent ainsi la communication. 

D’où viennent-ils ? 
Créés par la Chambre de Commerce Internationale à Paris en 1936, la dernière version – Incoterms 2010 – est en vigueur depuis le 1er janvier 2011. 

À quoi ressemblent-ils ? 
Ils sont composés d’une abréviation de trois lettres, l’Incoterm lui-même, puis le lieu convenu. Par exemple : « FCA 407 rue McGill, Montréal, Québec, Incoterms 2010 ». 

Qu’est-ce qui a changé le 1er janvier 2011? 
Les Incoterms 2010 s’appliquent maintenant aux ventes internationales ainsi qu’aux ventes intérieures (auparavant, ils ne s’appliquaient qu’aux ventes internationales). Nous en avons « perdu » quatre (DES, DEQ, DAF et DDU), mais « gagné » deux (DAT et DAP) et les autres changements sont trop techniques pour en parler en détail ici. 

Quels sont les défis ? 
Bien que les Incoterms soient reconnus internationalement, y compris aux États-Unis, nos voisins du Sud utilisent encore parfois leurs « Revised American Foreign Trade Definitions 1941 ». Ces règles américaines ont été « remplacées » par les Incoterms « internationaux », mais certaines entreprises y font encore référence, ce qui peut entraîner de coûteux malentendus. De plus, certains Incoterms posent des défis intéressants, mais trop spécifiques pour être abordés dans le présent article. 

Où trouver des formations et des textes de référence sur les Incoterms?
Plusieurs organismes tels que Commerce International Québec, dont DEL fait partie, le Groupexport agroalimentaire et l’Association des transitaires internationaux canadiens offrent des formations sur ce sujet. La documentation de référence est disponible auprès de la Chambre de commerce internationale à Paris et de la Chambre de commerce du Canada à Ottawa

Pour conclure, que vous soyez exportateur ou importateur (ou les deux) en Amérique du Nord ou Outremer, vous vous devez de bien maîtriser les Incoterms pour pouvoir partir à la conquête de nouveaux marchés et être en mesure d’offrir à vos clients une chaîne d’approvisionnement de classe mondiale.