Les Jeux olympiques d’hiver de 2010 ont permis au monde entier – ainsi qu’au reste du Canada – de découvrir les attraits de cette province de l’Ouest, située à 5000 km du Québec. Sixième province à se joindre à la Confédération, la Colombie-Britannique est une contrée faite sur mesure pour les géants, comme en témoignent sa superficie (elle dépasse en taille la France et l’Allemagne) ainsi que les chaines de montagnes imposantes qui dominent la côte du Pacifique. Mais il n’y a pas que les Rocheuses et les arbres centenaires du parc Stanley à Vancouver qui donnent le vertige : ses richesses naturelles, sa vitalité économique, sa mégalopole et ses mesures exemplaires en matière d’environnement ou d’incitatifs fiscaux ont de quoi faire rêver tous les investisseurs.
Tout comme le Québec, la Colombie-Britannique peut compter sur des réserves substantielles de bois d’œuvre dont elle se sert pour alimenter les marchés de la construction, en pleine effervescence. Une partie du bois d’œuvre est d’ailleurs destinée aux marchés internationaux, notamment à la Chine où les exportations ont atteint des sommets inégalés en 2011. L’hydroélectricité constitue aussi une de ses forces, la province se classant au troisième rang des producteurs canadiens. La Colombie-Britannique alimente son voisin du sud avec cette énergie propre très prisée sur toute la côte Ouest américaine.
Le climat tempéré de la région côtière s’avère un atout certain et permet entre autres à des agriculteurs de la vallée de l’Okanagan de produire d’excellents vins. Les étendues importantes d’eau douce confèrent une force supplémentaire à la région. Enfin, le cuivre, le charbon, le gaz naturel, les métaux précieux et les produits de la pêche figurent également parmi les principales ressources naturelles de cette province dont la devise se traduit par « beauté sans fin ».
Bien que la foresterie, les industries extractives, l’agriculture et les pêcheries composent une majeure partie des activités de la province, plusieurs nouvelles industries tendent à prendre de plus en plus de place dans le portrait économique, dont celles du tourisme, de la cinématographie, des hautes technologies et des énergies renouvelables. L’industrie pétrolière connait également une croissance soutenue, notamment grâce aux réserves de gaz naturel qui abondent dans le nord-est de la Colombie-Britannique.
Les données confirment que le climat et la performance économiques de la Colombie-Britannique s’avèrent en meilleure posture que ceux du Canada dans son ensemble. Les économistes prévoient d’ailleurs que la province continuera dans les prochaines années de jouer un rôle dominant dans l’économie canadienne, notamment de par sa position stratégique à titre de porte d’entrée pour l’Asie, mais aussi en raison de l’importance grandissante du secteur technologique et des importants investissements qu’on y fait. Le gouvernement britanno-colombien a d’ailleurs consacré 1,7 milliard de dollars depuis 2001 à la recherche et l’innovation, ce qui a permis d’attirer des investissements supplémentaires de plus d’un milliard dans la région.
Une cinquantaine de centres de recherche soutiennent la croissance technologique de la province dans divers secteurs : technologies de l’information et des communications, biotechnologies, systèmes de fabrication, énergies de remplacement, génie du logiciel et nouveaux médias. Les points forts sectoriels de la Colombie-Britannique en sont tributaires :
Le dynamisme de la province est grandement redevable à la région de Vancouver, un véritable moteur qui propulse son économie grâce à la disponibilité d’une main-d’œuvre scolarisée et spécialisée, la présence de nombreux centres de recherche et l’influence d’un des ports les plus achalandés en Amérique du Nord. De fait, la région de Vancouver englobe 22 municipalités qui à elles seules sont responsables de près de la moitié du rendement économique de la province. De nombreuses entreprises y ont érigé leur siège social : Mountain Equipment Coop, Future Shop, A&W, Pixar Canada, et prochainement Telus.
Témoins de la prospérité du centre-ville, les projets d’infrastructures se succèdent. La ville s’est dotée en 2009 d’une nouvelle ligne de métro et du pont à six voies Golden Ears afin de soutenir sa croissance économique et démographique. Une quatrième ligne de métro doit se rajouter au système de transport en commun d’ici 2014. Il n’est donc pas surprenant que la capitale économique de la Colombie-Britannique ait également réussi à se hisser au sommet du palmarès mondial en termes de ville offrant la meilleure qualité de vie.
La réputation de la Colombie-Britannique en matière d’environnement n’est plus à faire et la province continue de promulguer des règlementations afin de mettre le développement durable à l’avant-plan. Entre autres, une taxe sur le dioxyde de carbone a été instaurée, de même que des réductions d’impôts pour des mises à niveau visant à augmenter l’efficacité énergétique. Le gouvernement investit aussi dans la recherche sur les technologies durables.
D’autres mesures fiscales viennent aussi renforcer la position de leader de la Colombie-Britannique. Depuis quelques années, les instances ont déployé de nombreux efforts afin d’assoir la stabilité économique de la région, notamment en réduisant les impôts sur le bénéfice des sociétés de 16,5 % en 2000 à 10 % en 2011. Quant aux petites entreprises, elles bénéficient d’un taux d’imposition réduit à 2,5 % depuis 2011. Il va sans dire, la charge fiscale des entreprises qui ont pris pied en Colombie-Britannique s’avère parmi les plus faibles en Amérique du Nord.
Adresse utile
Asia Pacific Business Centre Robson Square, Suite 288-800 Hornby St.
Vancouver BC V6Z 2C5
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Sans frais : 1 888 880-ASIA (2742)
Sources : Trade and Invest British Columbia (trade.britishcolumbia.ca); Vancouver Economic Commission (www.vancouvereconomic.com); Gouvernement du Canada – Investir au Canada, « Profil de la Colombie-Britannique » (investiraucanada.gc.ca).